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Publié le 12 mars 2021

Le Parlement européen investigue les écoles européennes

Le jeudi 24 février, la commission de la culture et de l’éducation du Parlement européen (CULT) a consacré une partie de son agenda aux écoles européennes. Les Présidents des 4 APEEE de Bruxelles et les Présidents d’Interparents ont été sollicités, ainsi que le Bureau du Secrétaire Général et la Commission.
Les principaux problèmes abordés ont été la pénurie chronique d’enseignants dans certaines sections et certaines matières – généralement reconnue comme étant causée par des contrats de travail insuffisamment attractifs. Le rôle des enseignants recrutés localement a également été évoqué, les APEEE soulignant la nature précaire de ces contrats, qui poussait de nombreux bons enseignants à quitter le système. Le manque chronique de places scolaires à Bruxelles depuis de nombreuses années a également été évoqué.
Un autre sujet mis en évidence dans la contribution de l’APEEE était le bien-être des élèves et l’absence d’un ensemble de politiques de protection de l’enfance dans les écoles, bien que cela soit une exigence depuis 2007. Les APEEE ont demandé pourquoi il n’y avait pas de position claire sur la législation du pays d’accueil s’appliquant au bien-être et à la sécurité pour qu’il soit clair quelles lois protègent les élèves et le personnel des écoles et quelles autorités judiciaires pourraient garantir le respect des droits.

Sur le plan pédagogique, les APEEE ont exprimé des inquiétudes quant à la manière dont les décisions clés ont été prises concernant le BAC, qui ont des impacts profonds sur les candidatures de nombreux élèves à l’université. En particulier, l’introduction inutile d’une nouvelle échelle de notation a conduit plusieurs États membres à déclasser le BAC et, deuxièmement, des modifications de la notation du BAC cette année et l’année dernière ont affecté les notes des élèves sans recours légal pour les élèves.

Le point de vue des présidents de l’APEEE est que ces problèmes découlent de faiblesses dans la gouvernance du système; il n’y a pas de mécanismes suffisants pour contester la décision et demander généralement des comptes au système. Ces faiblesses ont été identifiées par la commission CULT dans son rapport «Cavada» de 2011 sur les systèmes scolaires – et n’ont pas été remédiées 10 ans plus tard. Les APEEE soutiennent donc le Comité CULT pour approfondir le système scolaire et mettre à jour son rapport 2011. En particulier, les APEEE ont appelé la Commission à jouer un rôle plus important dans la supervision du système et à s’impliquer dans tous les domaines de la prise de décision, et pas seulement sur les questions financières. La DG Jeunesse Sport et Culture (EAC), le propre centre d’expertise de la Commission en matière d’éducation, devrait être au centre de ce processus.

Le représentant du Bureau du Secrétaire général, Andreas Beckmann, a reconnu bon nombre de ces problèmes et a confirmé que le droit du pays hôte est effectivement compétent pour les questions relatives à la sûreté, à la sécurité et au bien-être. La Commission a également confirmé qu’elle s’impliquerait dans tous les domaines du système scolaire, pas seulement financiers, bien qu’elle ne se soit pas engagée à inclure la DG EAC dans ce processus. Ce sont des annonces importantes que les APEEE suivront.

 

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