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Transport
Publié le 14 avril 2021

En route vers des bus scolaires écologiques

Rédigé par Minna Melleri, coordinatrice du groupe de travail Transport

Comment rendre les autobus scolaires plus respectueux de l’environnement ?

Au-delà de la pandémie de Covid-19, le secteur des transports est confronté à une autre crise urgente aux conséquences à long terme : le changement climatique. L’UE s’est fixé comme objectif ambitieux de devenir un continent climatiquement neutre d’ici 2050, et il est tout à fait naturel que les services de bus scolaires des Ecoles européennes donnent l’exemple sur la voie d’un avenir neutre en carbone. Contribuer à cet objectif offre une occasion unique de montrer la volonté des organisateurs des services de bus scolaires des Ecoles européennes de contribuer à une meilleure qualité de l’air à Bruxelles et de réduire les émissions de gaz à effet de serre des bus scolaires. La réduction de l’empreinte climatique des autobus scolaires est une des priorités de l’APEEE des quatre écoles européennes bruxelloises depuis plusieurs années, même si, l’année dernière, la lutte contre la pandémie de Covid-19 a éclipsé les efforts et les progrès.

Bien qu’il reste encore de nombreux détails à régler pour l’APEEE sur la manière d’atteindre un service de bus scolaires zéro carbone, le groupe de travail Transport s’est fixé comme objectif cette année d’atteindre une flotte de bus entièrement électriques d’ici 2025. En pratique, atteindre cet objectif consiste à augmenter chaque année le nombre de véhicules électriques ou à carburant alternatif sous contrat avec les compagnies de bus, dans le but de réduire l’empreinte carbone des bus de l’APEEE. Il est à noter que l’APEEE d’EEB1 (les sites d’Uccle et Berkendael) mène déjà un projet pilote avec deux bus électriques en service cette année scolaire, et a lancé un appel d’offres pour la prochaine année scolaire, invitant les entreprises à proposer des solutions avec des véhicules à zéro pollution. 

Nos confrères d’EEB1 visent à faire passer au moins 20% de leur flotte en bus électriques au cours de l’année scolaire 2021-2022.

L’investissement dans les nouvelles technologies et la mise à niveau des véhicules utilisés pour les services d’autobus scolaires est un gros effort qui entraîne un fardeau financier. La sous-traitance de véhicules électriques pour faire fonctionner le service de bus scolaire coûte plus cher que la flotte actuelle de bus diesel Euro IV, V et VI. Dans le contexte actuel de pressions financières sur le secteur des transports, il est important d’encourager les entreprises de transport qui travaillent avec l’APEEE à considérer la transition verte du transport scolaire comme une situation gagnant-gagnant, et pas uniquement comme un projet financier extrêmement risqué.

L’APEEE est une organisation à but non lucratif qui n’a guère les moyens financiers d’opter seule pour une technologie plus coûteuse, c’est-à-dire sur ses propres ressources : il nous faut donc explorer différentes voies pour financer le passage à un transport scolaire plus vert. La bonne nouvelle est qu’il existe actuellement une réelle dynamique parmi les décideurs politiques régionaux bruxellois pour réduire la domination actuelle de la voiture et les niveaux d’émissions qui en résultent dans la capitale belge – par exemple, des plans sont en place pour renforcer et étendre l’infrastructure de rechargement à utiliser dans la capitale qui à l’avenir pourrait être utilisée par nos autobus scolaires électriques. 

Nous sommes également en pourparlers avec les représentants des institutions de l’UE pour leur soutien éventuel dans ce « virage écologique ». Enfin, au niveau national, le nouveau Fonds européen pour la relance et la résilience pourrait être utilisé pour l’écologisation des transports par les acteurs belges du transport travaillant avec le service de transport de l’APEEE.

Nous en sommes encore à un stade précoce, et actuellement, il y a plus de questions que de réponses claires. Mais nous jugeons important d’annoncer publiquement que les APEEE des Ecoles européennes de Bruxelles s’orientent vers des bus scolaires plus verts. Nous espérons dans un proche avenir pouvoir annoncer à nos élèves que leur trajet vers l’école n’augmentera pas la quantité d’émissions de gaz à effet de serre et autres particules nocives – à partir de septembre 2021 pour un ou deux itinéraires.

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